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Tout savoir sur l'assurance habitation et les inondations

Selon l'Observatoire national des risques naturels (ONRN), la principale cause de déclaration d'état de cataclysme naturel demeure l'inondation. 36 056 communes françaises sont, au minimum, touché une fois depuis ces 34 dernières années. C'est la raison pour laquelle il est capital de souscrire une assurance habitation. Toutefois, le remboursement des dégâts en cas de sinistre inondation est soumis à de nombreuses conditions.


La garantie inondation et les garanties supplémentaires

En matière d'assurance, une inondation représente une catastrophe naturelle d'une grande ampleur. Un dégât des eaux est classifié en tant que catastrophe naturelle lorsque le gouvernement publie un arrêté interministériel le concernant dans le journal officiel. La couverture « catastrophe naturelle » prévue dans le contrat d'assurance habitation rembourse les dégâts causés par l'inondation. À défaut de couverture « catastrophe naturelle », la couverture « dégâts des eaux » permet de rembourser les dommages. Seulement, cette couverture exclut la toiture, les portes et fenêtres, les débordements de cours et les eaux stagnantes.

Faute de garantie « dégâts des eaux », la garantie « tempête » ou « événements climatiques » permettent la couverture de cette catastrophe naturelle. Pour ce faire, les conditions suivantes doivent être réunies : l'intensité de la précipitation ou des intempéries provoquant l'inondation en question. La déclaration doit se faire 2 ou 3 jours après le drame. Le recours à la garantie ne tempête ou événement climatique n'a jamais eu lieu durant les 10 dernières années. L'habitation doit être implantée dans une zone constructible selon le Plan de Prévention des Risques (PPR).


Le processus d'indemnisation

La victime doit adopter les premiers réflexes de secours (retirer l'eau, la boue, assécher les meubles, couper l'électricité…). Autrement, certains assureurs pourraient reprocher les assurés de négligence. Les documents importants doivent être placés à l'abri de l'humidité. Il est également utile, voire primordial, de capturer quelques images pour faire office de preuves pour l'assureur. De plus, un simple coup de fil à l'assurance suffit pour lui informer de l'événement avant d'entamer toute procédure d'indemnisation.

L'assuré bénéficie d'un délai de 10 jours, à compter de la parution de l'arrêté, pour la déclaration de la sinistre inondation. En l'absence d'arrêté, l'assuré a recours à d'autres garanties (dégât des eaux…) et dispose de 5 jours pour notifier l'assureur. Le sinistré procure un rapport détaillé des dommages occasionnés (ampleur des dégâts, liste numérotée des objets perdus ou altérés…) suivi des attestations de l'existence de l'objet (photo, facture d'achat, actes notariés…). Un expert affecté par l'assureur évaluera les dommages et déterminera le montant, en compagnie de l'assuré. Retrouvez plus d'information sur le sujet dans ce guide sur les assurances guide-assurance.site/.


L'indemnisation

Le délai de versement de l'indemnisation est généralement de 3 mois. La victime a toutefois la possibilité de réclamer une avance. En effet, certains assureurs se montrent plus compréhensifs à l'égard des sinistrés. L'assurance couvre les dommages matériels directs, les frais de déblayages et de désinfection, le relogement temporaire des victimes. Côté franchise, le montant s'élève à 380 euros pour les logements et 1 520 en cas de mobilité du terrain.

De nombreuses assurances offrent des suppléments de garantie catastrophe naturelle dans leur contrat d'assurance habitation. Effectivement, Direct Assurance, LCL, Euro-Assurance, Crédit Agricole et Amaguiz.com remboursent les dommages occasionnés par les inondations dans le cadre de l'assurance habitation. Justement, l'assureur Amaguiz.com propose les formules éco et confort dans leur clause de garantie et assure la couverture en cas d'inondation.