Image Assurance et catastrophe naturelle : le cas de l'inondation

Assurance et catastrophe naturelle : le cas de l'inondation

Selon l'Association Française d'Assurance (AFA), le coût des dommages de l'inondation de l'année 2016 est estimé à environ 600 millions d'euros. Cette somme importante souligne la nécessité de souscrire une assurance multirisque couvrant les dégâts d'une inondation. Cependant, quelles options entrent en jeu si une sinistre inondation survient ?

Les garanties

La principale garantie mise en cause reste la couverture catastrophe naturelle. Par ailleurs, cette garantie est obligatoire dans toutes les clauses de MRH. Seulement, son activation réclame un arrêté ministériel qui reconnaît l'état de catastrophe naturelle dans la zone concernée. Aussi, cette décision gouvernementale doit faire l'objet d'une publication dans le journal officiel. Néanmoins, faute d'arrêté, l'assuré peut recourir aux garanties supplémentaires. En effet, la couverture dégâts des eaux peut également entrer en action.

Outre la garantie dégâts des eaux, la couverture inondation et évènement climatique sont également intégrés dans l'option protection contre la tempête. Cependant, ces garanties sont soumises à des conditions. Premièrement, les intempéries sont caractérisées par une forte intensité causant ainsi la sinistre inondation. Aussi, les dommages sont apparus quelques heures (d'environ 24 heures à 72 heures selon la compagnie) après l'arrivée de l'évènement. Puis, sa localisation se trouve hors des zones inconstructibles.

Les démarches d'indemnisation

Dès la parution de l'arrêté, le sinistré dispose de 10 jours pour la déclaration de l'évènement. Cependant, il est recommandé d'anticiper, car le gouvernement décrète l'état de catastrophe uniquement quelques jours après l'arrivée du sinistre. Pour ce faire, l'assuré se tourne vers les autres couvertures. Dans ce cas, il bénéficie de 5 jours suivant le sinistre pour prévenir sa compagnie. Néanmoins, l'apparition de l'arrêté facilite davantage les procédures de remboursement des dommages.

De plus, l'assuré doit monter un dossier pour sa demande d'indemnisation. Ainsi, il entame une description détaillée des dégâts occasionnés et mentionne leur origine exacte. Cette opération vise à déterminer la garantie à appliquer pour chaque dommage. De plus, il établit une liste des biens perdus et endommagés lors de la catastrophe. Cette liste s'accompagne des attestations prouvant l'existence des biens en questions. Aussi, les dégâts immobiliers nécessitent le contrat de location ou d'attestation de propriété ainsi que des actes notariés correspondants.

Le remboursement

Contrairement aux dégâts des eaux, les inondations entraînent des dommages considérables. D'ailleurs, leur indemnisation repose sur les règles spéciales. Souvent comparer comme des phénomènes climatiques violents, les inondations sont prises en charge par les MRH. Cependant, toutes les assurances appliquent un montant de franchise légale malgré la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Ce montant peut atteindre les 380 euros environ pour les propriétaires du logement. Découvrez un guide sur les assurances habitation ici : http://www.assurance-guide.net/.

Du reste, cette somme peut doubler, voire quadrupler si de nouvelles catastrophes naturelles surviennent dans les cinq prochaines années. Heureusement, le montant du remboursement des dommages d'une inondation semble plutôt élevé. En plus de la réparation des dégâts, la couverture inclut le remboursement des coûts de pompage, de déblaiement et de la désinfection ainsi que du nettoyage de l'intérieur du logement. Néanmoins, les assureurs prennent en compte les exclusions de garantie (plantation, jardin, clôtures…).